Roquépine

Roquépine
Roquépine est sans doute, avec Une de Mai, la plus lèbre jument de course de l'après-guerre. Drivée en course par son propriétaire Henri Levesque ou par JeanRené Gougeon, elle remporte la plupart des grandes épreuves: trois Prix d'Amérique (1966/67/68), deux Championnats du Monde (1967/68). Elle est également la mère de Florestan, l'un des meilleurs étalons de ces dernières années. (C'est aussi l'arrière grand mère de mon trotteur...:))

# Posté le vendredi 16 février 2007 11:46

roquépine 1966

roquépine 1966
Superbe victoire...
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# Posté le vendredi 16 février 2007 11:48

Tidalium Pelo

Tidalium Pelo
Surnommé le "diable noir", cet immense cheval (1,73m), en dépit de problèmes de jambes qui l'handicapent durant une partie de sa carrière, gagne deux Prix d'Amérique (1971/72) et deux Prix de Cornulier (1970/72).

Tidalium Pelo est l'oublié des cracks. Il a pourtant fait mordre la poussière aux plus célèbres d'entre eux: Roquépine, Une de Mai, Bellino II, dit «le Rouleau compresseur». Pour Alain Blu, son lad, l'entraîneur de Tidalium Pelo serait responsable de cette ingratitude. «Le patron ne supportait pas les journalistes, se souvient le soigneur du champion, alors, ils l'ont ignoré.» A l'inverse, l'entraîneur de sa plus sérieuse rivale (Une de Mai) aimait recevoir la presse. De plus, cette Une de Mai était blonde comme les blés, possédait trois balsanes, une liste en tête, bref elle était lumineuse et courait quasiment nue, fluide, crinière au vent. Tidalium Pelo était noir comme charbon et portait un inquiétant bonnet noir sur la tête. Pour le public, Une de Mai était «la Reine», Tidalium, «le Diable noir».
En
mouvement, il était deux fois plus inquiétant; son ½il de braise cerclé du noir de son bonnet, il portait haut le chanfrein et envoyait loin ses antérieurs pour fondre sur ses proies, le style arachnéen. Et ce balèze doté d'une formidable énergie, d'un c½ur plus gros que lui, commit l'horripilante goujaterie de remporter deux prix d'Amérique que la France entière espérait voir revenir à Une de Mai. C'est que la célèbre épreuve, après six tentatives, manquait au palmarès de la chouchoute. Pour les joueurs du dimanche, Tidalium Pelo restera comme celui qui aura causé la perte de leur pécule. Injuste, car ce bai-brun au moral d'acier, avec son air de dur à cuire, était plus doux qu'un agneau, une vraie crème de cheval, un monstre d'abnégation.
Deux
hommes comptèrent dans sa vie. Alain Blu d'abord, qui passa huit ans à ses côtés et nombre d'heures agenouillé à ses tendons: «Il avait des jambes très fragiles. Après chaque course, je les lui douchais jusqu'à 11 heures du soir. J'ai passé la moitié de mon temps à le masser, à appliquer de l'Antiphlogistine sur les tendons. J'avais mes petits secrets. J'étais fier de lui, il était si phénoménal à voir trotter, généreux malgré ses problèmes.»
Al
ain Blu ne dit pas qu'il lui a sauvé la vie: «Vous savez, j'ai fait ce que n'importe quel lad ferait pour son cheval. Nous nous aimions.» C'était en mars 1969. Accompagné d'un autre trotteur, Roc Wilkes, Tidalium Pelo rentre par le rail d'une campagne italienne éprouvante. Sous le Mont-Blanc, le train est bloqué à la frontière. Les portes du wagon sont scellées par les douaniers. La nuit tombe et le thermomètre descend au-dessous de zéro. Durant plus de vingt-quatre heures, Alain Blu va frictionner son compagnon pour qu'il ne meure pas de froid. Au petit matin, il s'est même dévêtu pour mieux le couvrir. De retour à Joinville-le-Pont, Roc Wilkes agonise, Tidalium tourne de l'½il. Révolté, Alain Blu alerte les vétérinaires. Ils le sauveront in extremis.
Le
grand bai-brun n'oublia jamais le dévouement de son lad: «Il ne m'a plus regardé de la même façon, il me couvrait d'amour.» Lorsqu'ils se retrouvent au haras du Relais-Joly, quinze ans après s'être quittés, Tidalium Pelo accourt vers Alain, joyeux comme un poulain, caler sa tête sur son épaule. Albert Roumy-Goujon, son étalonnier et le deuxième homme de sa vie, en fut tout ému: «Je pensais que cette marque de tendresse m'était réservée. L'affection de Tidalium pour Alain était évidente. Je ne regrette pas de l'avoir invité.» Et ce dernier de surenchérir: «Lorsque j'ai reçu votre appel sur mon répondeur, j'ai angoissé toute la journée, je n'osais pas vous rappeler car je croyais qu'il était mort. Ah! celui-là, il m'aura fait pleurer
Le D
iable noir est décédé en 1993, le jour de sa date anniversaire, à l'âge de 30 ans. Le pourtour de ses yeux piqué de ladre lui faisait deux cocards neigeux sur sa face charbon. Au haras, on se demande encore s'il n'a pas choisi son terme: Albert Roumy-Goujon s'était absenté. «Tidalium ne supportait pas d'être éloigné d'Albert, se souvient l'épouse de l'étalonnier. Son box et son paddock étaient devant nos fenêtres. Nous n'avons jamais pu partir en vacances, sinon il se laissait mourir.»
Le c½u
r de Tidalium Pelo, trois fois plus gros que celui d'un coursier lambda, est enterré dans ce paddock, près du calvaire de Longué-Jumelles (Maine-et-Loire), sous un saule pleureur.

# Posté le vendredi 16 février 2007 11:50

Modifié le mercredi 28 mars 2007 10:56

Une de Mai

Une de Mai
Reine sans couronne, Une de Mai n'enlève jamais le Prix d'Amérique et ce malgré six tentatives. Ses performances restent cependant époustouflantes. De 1969 (elle a alors 5 ans) à 1973, elle remporte, la plupart des grands internationaux en France et à l'étranger. Championne du Monde à deux reprises (1969/71), elle bat tous les cracks y compris le fameux Nevele Pride, cheval de légende, que les américains considèrent presque comme invincible. Dans une de ses envolées lyriques, le peintre Salvador Dali illustre son portrait...

# Posté le vendredi 16 février 2007 11:57

Une de mai

Une de mai
L'exception Une de Mai
Un
e de Mai n'a jamais remporté l'épreuve, mais son nom a marqué à jamais le Prix d'Amérique. Les tribunes résonnent encore des cris des supporters de la "Reine sans couronne", sans cesse éconduite par le destin sur la piste de Vincennes. Malgré son palmarès époustouflant et l'expérience de son driver, Jean-ReGougeon, l'alezane fut en effet mise à genoux à six reprises, de 1968 à 1973 sur cette course tant convoitée.
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# Posté le vendredi 16 février 2007 12:05

Modifié le jeudi 22 février 2007 08:37